Quatre problèmes rencontrés lors du séchage en numérique

Quatre problèmes rencontrés lors du séchage en numérique

Par Clemens de Vroome, Ingénieur développement Senior chez Contiweb

Dans un blog précédent, Rob Bosman, expliquait l’importance de la réhumidification dans l’impression numérique à jet d’encre. Ici, nous examinons les problèmes pouvant se poser en l’absence de cette phase essentielle.

Il existe un certain nombre de problèmes survenant après séchage d’un substrat imprimé en numérique – dont quatre généralement reconnus comme ayant un impact sur la qualité des produits. Les températures élevées générées pendant le séchage entraînent une perte d’humidité et immanquablement de qualité du matériel imprimé. Nous abordons ici ces questions mais surtout ce qu’il est possible de faire pour y remédier.

Planéité des cahiers

Le problème majeur est la perte de planéité, résultant de l’absorption d’humidité par les cahiers après l’impression. Les bords du papier exposés à l’atmosphère réabsorbent l’humidité et gonflent, provoquant leur déformation et entraînant un effet de tuilage qui empêche que les cahiers restent plats.

Enroulement

Le terme enroulement exprime exactement ce qu’il signifie ! Autrement dit, les bords du matériel imprimé s’enroulent vers le haut ou le bas. En général, le papier s’enroule du côté où il y a plus d’eau appliquée, sous forme d’encre. C’est dû au fait que le papier est d’abord imprimé sur une face puis séché, puis imprimé sur l’autre et séché. L’enroulement peut aisément être évité en réhumidifiant chaque face indépendamment, par rapport à la quantité d’encre utilisée sur chaque face.

Casse au pli

Comme vous pouvez vous en douter, un papier déshydraté est fragile et peut donc facilement casser au pli. C’est l’une des indications la plus simple et évidente d’un manque d’humidité.

Allongement des produits finis

Quand les cahiers sont imprimés, séchés et reliés avec une couverture produite sur machine feuille, il y a souvent un problème d’allongement des cahiers intérieurs. Les cahiers et la couverture sont assemblés et rognés peu après l’impression. Avec le temps, les cahiers séchés vont absorber l‘humidité ambiante et se dilater en largeur. En effet le papier est hygroscopique – il cherche à équilibrer sa propre humidité avec celle environnante, et quand les fibres du papier absorbent l’humidité, elles gonflent plus qu’elles ne s’étirent – et croît perpendiculairement au sens de la fibre. Mais comme les couvertures ne sont pas séchées lors du processus d’impression, elles n’ont pas besoin d’absorber d’humidité et il n’y a donc pas d’extension. En conséquence, la couverture finit par ne plus être adaptée au corps du produit, ce qui n’est en aucun cas idéal sur un plan pratique ou esthétique.

La solution de la réhumidification

Oublier la perception selon laquelle la réhumidification ne serait pas nécessaire dans l’impression numérique à jet d’encre, telle est la solution à l’ensemble des problèmes décrits dans ce blog. Le DFA (Digital Fluid Applicator) de Contiweb utilise de l’eau du robinet et un agent tensioactif pour réhumidifier avec précision et de façon indépendante chaque face de la bande, solutionnant ainsi grande partie des problèmes inhérents au séchage et avec un impact positif sur l’expérience utilisateur. Le DFA est compatible avec les presses rotatives numériques de tous les grands fabricants tel que HP, Canon, Océ, Screen et Ricoh.